mardi 4 février 2014

Editorial Février


 « Faut-il continuer à prier, parler, agir et à se manifester ? » se demandait il y a peu le Cardinal Philippe Barbarin au sujet des lois qui sont votées au mépris de la famille, de la loi naturelle et plus généralement de l’humanité elle-même. « Oui » répondait-il en rappelant la parabole du Bon Samaritain : « je ne peux pas passer mon chemin. »

        Nos gouvernants veulent un changement de société et même plus que cela, ils désirent s’affranchir de la
nature afin que l’homme puisse décider seul et sans complexe de la vie et de la mort. Entre sa naissance et sa mort, qui toutes deux peuvent devenir artificielles, l’homme pourra se transformer au gré de ses passions sans tenir compte d’aucune façon de ce qu’il est structurellement. Paradoxalement à une époque où l’on insiste tant sur le respect de la structure biologique des plantes et des animaux, l’homme, lui, doit devenir une construction de la volonté humaine par la société allant jusqu’à retirer les enfants à leurs parents. Tout cela n’est pas sans nous rappeler un certain culte à la déesse Raison qui prétendait mettre à mal tout ordre qui ne venait pas de l’homme lui-même et ce par décision suprême de l’assemblée. Il était interdit de penser autrement et tout délit en ce domaine était puni sévèrement par la loi.
       
        Il ne s’agit pas de faire un constat d’échec de la Vérité apportée par le Christ Rédempteur, bien au contraire. Il nous est donné cette grâce d’être des témoins de la grâce de Dieu, de Dieu qui vient sauver le monde. Le champ de la mission est inépuisable. Notre joie à connaître Dieu et à vouloir le servir doit être notre meilleure arme dans ce monde qui veut imposer la tristesse d’un monde sans Dieu. L’exemple des martyrs de la vraie Foi, qui moururent qui dans les arènes, qui à l’échafaud, en chantant les louanges de Dieu est à même de nous redonner le courage nécessaire et la vraie joie, celle d’être enfants de Dieu, celle d’être aimés par le Créateur et Maître du monde.

          En ce mois de février un certain nombre de jeunes gens vont recevoir le sacrement de la Confirmation, sacrement qui donne la plénitude du Saint-Esprit avec ses vertus et ses dons. Redécouvrons les dons du Saint-Esprit et demandons-lui la vertu et le don de force qui nous permettront de concevoir une vraie joie dans les tribulations présentes, la joie de vouloir être en toutes choses, à la vie, à la mort, disciples de Jésus-Christ.



                                                                       Abbé Benoît Maître †
Chapelain