mercredi 4 juin 2014

Editorial Juin

« Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en vous, ayez pitié de nous ». Cette invocation tirée des litanies nous rappelle combien la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus est un refuge et une force pour les chrétiens. Il ne s’agit pas seulement d’invoquer la Toute-Puissance Divine, mais de s’adresser à Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme. Lorsque le Divin Maître s’adresse à Sainte Marguerite-Marie en lui présentant son Cœur, Il lui dit « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes ». Il présente ainsi à la Sainte Visitandine le siège de l’union de l’Amour humain et
de l’Amour Divin.

        Il n’est pas anodin de remarquer que ce Sacré-Cœur est devenu un emblème pour les chrétiens, quoique la dévotion telle que nous la connaissons actuellement, ne soit née qu’au XVIIème siècle puis s’est développée au XIXème.

          Le Cœur de Jésus est le siège de l’Amour de Dieu incarné, un Amour qui se donne aux hommes pour la rémission des péchés, par la souffrance et la mort sur la Croix. Cet emblème est celui de la vraie Foi, celle qui sait que Dieu veut régner dans les cœurs et dans la société. 

        « Jésus, doux et humble de cœur rendez mon cœur semblable au vôtre ». Cette similitude avec le Cœur de Jésus passe nécessairement par cette Charité non feinte, Amour de Dieu et des autres, qui ne peut s’exercer que dans la Vérité de la Foi et dans l’Espérance du Ciel. Il ne s’agit donc pas de devenir mièvre ou mou, bien au contraire. La nécessité du combat avec et pour Dieu doit toujours être affirmée, pour une vie chrétienne authentique, mais pour que ce combat reste chrétien, il se doit d’être accompagné d’une véritable bonté du cœur, à l’image du Cœur de Notre-Seigneur, ainsi que d’une recherche du bien et du vrai tant dans notre relation à Dieu que dans nos relations humaines. Cet effort nécessite l’humilité de nous mettre à l’école d’un autre maître que notre volonté propre : l’Amour de Dieu. C’est ainsi qu’en nos âmes, en nos vies pourront renaître les vertus d’obéissance, de mansuétude et de patience notamment.

        Prenons garde en ce mois de juin, riche en événements et pendant lequel la fatigue peut se faire sentir, de ne pas nous laisser aller mais de bien vouloir approfondir cet Amour que Dieu nous propose en son Divin Cœur. Il sera notre force et nous permettra de garder cette joie ineffable qui vient de Dieu.      


Cœur-Sacré de Jésus, ayez pitié de nous et sauvez-nous !


                                                                                                                      Abbé Benoît Maître †

Chapelain