mardi 2 décembre 2014

Editorial Décembre

es quatre semaines de l’Avent constituent la préparation adéquate à la grande fête de la Nativité de Notre-Seigneur. Beaucoup de nos contemporains, hélas ! vivront ces quatre semaines exclusivement au travers des soucis divers et variés, et notamment dans l’organisation matérielle de cette fête. Les calendriers de l’Avent, qui font recette en cette période, ne représenteront pour beaucoup
que le temps qui reste jusqu’à l’arrivée des cadeaux et la fête chaleureuse espérée.
                Pourtant l’Avent est cette période où déjà le Roi de l’Univers, qui va s’incarner à Noël, s’approche. Nous aimons à rappeler aux enfants que le terme d’Avent ne signifie pas ce qui est avant Noël, mais bien l’Adventus, l’arrivée de Dieu. Il est donc nécessaire de permettre à Notre-Seigneur, pendant ces quatre semaines, d’avancer, de grandir en nos âmes afin qu’en cette Sainte Nuit de Noël, notre âme jubile de la présence du Divin Roi en union avec le chœur des anges.
        Dès le 5 décembre, lors de la récollection, nous pourrons, avec Saint Jean-Baptiste, nous tourner vers Celui qui arrive : « Il faut qu’Il grandisse et que je diminue». Le 8 décembre, en fêtant solennellement et publiquement la Vierge Immaculée, nous nous confierons en Celle qui a été préparée à la venue du Sauveur par la préservation du Péché Originel : « Ave Maria, gratia plena ».
        De même, il va nous falloir, pendant ces quelques semaines, nous soucier de la grâce de Dieu, faire de petits efforts pour qu’elle ne soit plus abîmée voire même parfois tuée en nos âmes. Lorsque les chrétiens sont persécutés, c’est la grâce de Dieu que l’on veut amoindrir ou détruire, lorsque les chrétiens ne sont plus fidèles, s’affadissent, c’est la vie de Dieu en leurs âmes qu’ils persécutent.
        En un siècle qui tue ses enfants dans le ventre de leur mère, comment ne pas être touché par la venue prochaine de Dieu Lui-même, petit enfant. Dans une société qui nie la vraie valeur de la vie humaine jusqu’à sa fin naturelle, comment ne pas prendre soin, avec un plus grand zèle encore, de la vie divine de la grâce que Dieu fait chair a voulu nous donner pour surélever notre vie humaine à la Sienne.
        Ne laissons pas ces quelques jours s’en aller, se perdre, mais renouvelons en nos cœurs notre volonté effective de grandir en la sainteté de la grâce afin que cette vie divine nous permette de nous agenouiller avec une Charité profonde devant son Auteur qui s’incarne à Noël.

        Bon Avent et Sainte préparation à la Nativité de Notre-Seigneur à tous !!
                                                                       Abbé Benoît Maître †

Chapelain