mercredi 8 avril 2015

Editorial Avril


Lors de son sermon à l’occasion de la Messe Chrismale, Monseigneur Norbert Turini, exhortait les prêtres et laïcs à porter le parfum de l’Evangile dans ce monde embourbé dans le péché.

En ce temps de Pâques, c’est le parfum de joie que nous devons plus précisément porter. Cette joie chrétienne prend tout son sens lorsqu’elle est précédée de la pénitence et de l’humilité. En effet, comment pourrions-nous nous réjouir du Salut que Dieu nous offre si nous ne sommes pas convaincus d’avoir un réel besoin d’être sauvés ? Il n’y a que pour
le prisonnier que la libération est source joie et la santé devient un véritable bien à celui qui a fait l’expérience de la maladie.

Pendant la Semaine Sainte, les hommes sont tous invités à reconnaître leur nécessaire besoin de Salut afin de pouvoir prendre part à la Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ, gage de la nôtre. Ainsi la pénitence, reconnaissance de notre péché et volonté de participer à son expiation par Notre-Seigneur, est nécessairement accompagnée de la véritable humilité chrétienne.

Dieu seul sauve les âmes. Les hommes, quels qu’ils soient, doivent participer à ce salut mais n’en sont en aucun cas les causes premières. Ainsi, nos calculs s’effacent obligatoirement devant la Volonté de Dieu. « Non pas ma volonté, mais la vôtre Seigneur. » De même que, selon la Tradition, Notre-Seigneur montre le chemin de Rome à Saint-Pierre qui fuyait la Ville, croyant bien faire, de même, Notre-Seigneur ne nous demande pas d’avoir des calculs trop humains (comme si le Salut dépendait exclusivement de nous) mais de lui faire confiance, malgré fatigues, incompréhensions et contradictions. Seul Notre-Seigneur est sauveur et seule l’Eglise peut transmettre ce salut.

Par notre recherche de la véritable humilité chrétienne et par notre pénitence, unies aux souffrances de Notre-Seigneur dans sa Passion et sa Mort, nous pouvons exulter de joie au temps de Pâques, être parfumés de la Joie Pascale quand bien même nous ne sommes pas dans la situation la meilleure. Nous savons, en effet, que Dieu nous sauve et que le bonheur éternel nous est promis si nous savons garder les commandements de Dieu.

Au petit matin de Pâques, la Sainte Vierge rencontre son Divin Fils comme il est de tradition de le représenter à Perpignan. Quelle exultation dans l’âme de Notre-Dame ! Qu’en ce matin de Pâques, nos cœurs exultent de cette joie pascale et que nos contemporains puissent sentir à travers nous, le véritable parfum de la Joie Chrétienne, parfum du Salut, parfum d’éternité.
  Au nom des prêtres et diacre de la maison Saint-Georges :
Bonnes et Saintes Fêtes de Pâques à Tous,

Abbé Benoît Maître †
Chapelain