mercredi 6 mai 2015

Editorial de Mai

L’homme moderne, dans un rythme effréné, est à la recherche d’un pseudo-épanouissement personnel en chaque action ou situation. Les notions de persévérance, de stabilité et de don de soi sont très éloignées de la mentalité moderne. Le « papillonnage » est devenu, malheureusement, une règle. Un peu ici, un peu là. « Au gré
 de leurs passions ils collectionneront les maîtres » nous avertit Saint-Paul. Il n’y a donc plus que des individus qui ne vont chercher dans les différentes institutions ou communautés (même au sein de la famille) que ce qu’ils considèrent comme convenable pour eux-mêmes. Cela ne peut que donner lieu à une frénésie de recherche de soi. Ainsi nous assistons à l’éclatement de la famille, de toute communauté jusqu’à la société elle-même, l’esprit consumériste s’opposant au véritable épanouissement de tout homme, celui-ci ne s’accomplissant qu’en la recherche d’un bien propre nécessairement soumis au bien commun. 

         Lorsque nous parlons de communauté chrétienne, comme lorsque nous parlons de famille, le bien commun est la base de cette cellule de la société. Si dans une famille, chacun ne recherche que son bien propre faisant fi des autres et du bien commun à la famille, il ne s’agira bientôt plus d’une vraie famille, où chacun et tous grandissent, mais d’un lieu de vie commune sans plus. Les parents savent bien qu’une famille nécessite une bonne dose d’abnégation, de don de soi et de persévérance. Il en est de même dans nos communautés chrétiennes ainsi que dans toutes les œuvres catholiques ; si chacun se sent concerné par le bien commun recherché, il en ressort alors un véritable élan, non pas dans l’efficacité ou la rentabilité toute mondaine, mais dans la volonté de progresser ensemble vers l’Unique Nécessaire qu’est Dieu Lui-même.

         A l’heure où les familles sont attaquées de toutes parts, à l’heure où l’homme se considère comme le seul décideur de sa vie et de sa mort, nous avons un devoir de ne pas succomber aux tendances modernes de consommation de toutes choses. Au contraire, dans le soutien mutuel et la prière commune, dans les petites charités que nous pourrons témoigner aux uns et aux autres, nous montrerons que la famille catholique n’est pas un vain mot et que nous sommes tous les enfants d’une grande famille qui a Dieu pour Père.

         En ce mois de mai, mois de Marie, nous élevons tous et chacun nos yeux vers notre Bonne Mère qui sait rassembler ses enfants ; il s’agit là d’une bonne occasion de porter, par la récitation de notre chapelet, les intentions des uns et des autres ainsi que les intentions de toute la communauté.

         Que Dieu et sa très Sainte Mère vous garde,

Abbé Benoît Maître †

Chapelain

Le 9 mai, l’Abbé Joseph de Castelbajac retournera au séminaire pour terminer sa préparation au sacerdoce qu’il recevra le samedi 27 juin des mains de Son Exc. Mgr Brouwet. Notre prière l’accompagne et nous tenons à le remercier pour ces mois à Perpignan