samedi 3 octobre 2015

Editorial d' Octobre





         Lorsque nous entendons tous les événements relayés par la presse, nous pouvons être pris de vertiges et avoir l’impression que chaque jour qui passe nous mène vers un avenir toujours plus incertain. Tant en ce qui regarde la société civile que la Sainte Eglise de Dieu, nous pouvons être parfois très inquiets. La tentation pourrait être alors de sombrer dans le fatalisme, le défaitisme ou la désespérance, comme cela est bien souvent le cas de ceux qui n’ont pas la grâce de voir plus loin, plus haut. Il en est de même
dans notre vie, dans notre âme : les soucis, les tentations ou la faiblesse humaine que nous expérimentons au jour le jour peuvent devenir difficiles à porter.

         En ce mois d’octobre, mois du Saint Rosaire, qui finira par la fête du Christ-Roi, il est grand temps de nous confier à notre bonne Mère qui nous dit : « priez mes enfants, le cœur de mon Fils se laisse toucher. » En passant par Marie, nous pouvons aller à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Souvenons-nous que c’est par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie que les armées de la Chrétienté ont vaincu à Lépante et que nombre de grâces et de protections ont été effectives dans notre pays. Le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ, non seulement dans nos âmes, dans nos foyers, dans nos communautés mais aussi dans notre pays et le monde actuel, doit être demandé par la grâce du Très Saint Rosaire. Notre-Seigneur au pied de la Croix nous donne Notre-Dame pour Mère afin que nous passions par Elle pour que ce gibet devienne pour nous et pour le monde, le signe de la délivrance et de la Victoire de Dieu sur le péché.

         A Jésus, par Marie, n’est pas un slogan ou une belle formule, mais l’expression d’une véritable et authentique piété mariale qui se confie à la Mère de Dieu afin d’être unie au Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

         Redonnons au chapelet, au Rosaire toute sa place en nos vies spirituelles, dans nos communautés ; ainsi nous pourrons retrouver l’Espérance chrétienne qui ne se lasse pas de voir plus haut et plus loin que les soucis de cette vallée de larmes, qui nous redonne la joie des enfants de Dieu lorsque tout peut nous porter à la tristesse, qui nous permet de chercher la grâce et de fuir le péché, qui nous sort de calculs trop humains en nous faisant considérer la Providence de Dieu qui seule peut tout. C’est pourquoi, dans ce bulletin, nous avons voulu redonner un élan à cette admirable dévotion afin qu’elle prenne toute sa place dans nos communautés.

         Que Notre-Dame du Très Saint Rosaire, Notre-Dame de la Victoire, nous donne la force de vouloir, à temps et à contretemps, que Notre-Seigneur Jésus-Christ règne dans nos âmes, dans nos familles, dans nos communautés et dans le monde,
                                                                  Saint mois du Rosaire,

Abbé Benoît Maître †

Chapelain