jeudi 5 novembre 2015

Editorial de Novembre

La sainteté est affaire de tous. Voilà ce que nous rappelle la fête de tous les Saints que nous fêtons le 1er novembre. Bien sûr les états de vie, les caractères, les conditions sont différents, mais Dieu appelle chaque homme à la Sainteté. Par la Grâce de Dieu et par nos œuvres le but ultime de cette vie peut être atteint. En célébrant la Toussaint, en honorant d’une seule et même fête tous les Saints du Ciel, nous élevons nos regards vers le Ciel et,
contemplant la cour céleste, nous devons avoir le désir d’y participer nous aussi un jour.

         La commémoration de tous les fidèles défunts, célébrée le 2 novembre est, de plus, un rappel que si le ciel, auquel participent d’ores et déjà les saints, est le but de la vie humaine, le péché peut nous en éloigner. Ainsi nous voulons élever nos prières pour ces âmes qui, quoique disposées au ciel, doivent encore être purifiées des scories du péché avant de pouvoir jouir de la vision bienheureuse au ciel.

         En considérant le Ciel et le Purgatoire, nous pouvons retrouver en ces jours l’exigence de notre vie, la volonté de Dieu sur nous. Parfois, considérant la Miséricorde de Dieu pour le pécheur et voulant appliquer le plus largement possible cette miséricorde qu’Il confie à la Sainte Eglise, nous pouvons être tentés d’en oublier le fondement qui est celui de la justice et de la perfection. Il veut faire miséricorde à celui qui recherche la perfection de la Sainteté, de l’Amour de Dieu, la conversion. « Va et ne pèche plus » dit Notre-Seigneur. Notre-Seigneur fait miséricorde aux âmes emplies de ferveur, recherche en pratique de la Sainteté.

         Bien sûr, le chemin de conversion peut paraître long. Pour chacun, il s’agit d’une conversion répétée à chaque confession, à chaque résolution par la miséricorde de Dieu. Cette même miséricorde est appelée par nos prières sur les défunts qui, désirant aimer Dieu avec tout le zèle dont ils auraient pu être capables, n’y sont pas suffisamment parvenus pour mériter tout de suite la Vision du ciel.

         En ce mois de Novembre, apprenons à contempler la beauté du Mystère de Dieu, la grandeur du Ciel auquel Il veut nous convier, regardons nos misères humaines afin d’implorer Sa miséricorde, prions pour nos défunts afin qu’ils puissent jouir de la joie éternelle. Ainsi, ces considérations, loin de nous attrister, nous permettront de redonner un élan à notre ferveur, notre recherche en pratique de la Sainteté.

         Que Notre-Dame et tous les saints intercèdent pour nous et nos défunts auprès de Dieu.

Abbé Benoît Maître †

                                                                               Chapelain