mardi 10 mai 2016

Editorial de Mai


« Les nouvelles ne sont pas bonnes, les bonnes ne sont pas nouvelles » écrivait un professeur sur la copie d’un élève en histoire qui avait voulu briller à tord en inventant de
nouvelles anecdotes.

         En ce monde et en nos vies, il en est de même, le goût de la nouveauté peut nous faire chercher loin des solutions qui pourtant ne sont pas nouvelles. Peut-être pouvons-nous nous demander quoi de neuf dans la Sainte Eglise, quoi de neuf dans les moyens de sanctification, quoi de neuf dans l’activité pastorale ? Rien et tout, car l’annonce que nous avons vécue au jour de la Résurrection de Notre-Seigneur n’est pas nouvelle, elle a deux mille ans et en même temps pour chacun d’entre nous ce doit être un événement car un appel à la conversion. Il est triste et malheureux de constater que même les chrétiens sont marqués par cette recherche de ce qui est nouveau, ce qui sort de l’ordinaire, on en vient même parfois à chercher à participer toujours à tel ou tel événement, à aller à tel ou tel endroit, en dépit de la stabilité nécessaire à notre vie spirituelle. Le chrétien devient alors vite un consommateur d’événementiel, tandis qu’il devrait rechercher la joie d’un enracinement dans le quotidien toujours renouvelé de la vie en Dieu.

         En ce mois de Mai, nous allons honorer la Très Sainte Vierge Marie d’un culte spécial : un culte d’hyperdulie, disent les théologiens. Il s’agit-là d’honorer la Très Sainte Vierge Marie non pas comme une sainte parmi les autres, mais comme la Reine de tous les Saints, comme la Mère de Dieu. Là encore rien de nouveau, nous le savons, la Très Sainte Vierge Marie est Mère de Dieu et comme telle Elle a une place particulière dans le Ciel. Elle a été donnée aux hommes comme Mère au pied de la Croix, Elle est donc notre Mère, notre protectrice. Mais ce qui doit être nouveau, ou renouvelé en nos vies et en nos âmes, c’est notre affection, notre Amour pour la Reine du Ciel et notre Mère.

         Elle écrase la tête du serpent, car Elle est pleine de Grâce et qu’Elle donne au monde le Rédempteur. Ainsi dans les tribulations, les ténèbres de ce monde, il nous faut savoir l’invoquer afin qu’Elle puisse être notre avocate, notre protectrice et qu’Elle porte nos supplications vers son Divin Fils. Absolument pas nouvelle et pourtant jamais ancienne ou désuète, la dévotion à la Très Sainte Vierge Marie sera notre rempart, notre aide et notre soutien.

         Qu’avec Marie, Mère de Dieu, nous retrouvions le zèle de la Sainteté et la Force d’être intégralement chrétien ; que Marie soit le soutien des familles catholiques qui savent l’invoquer, le soutien des infirmes, des malades ou des personnes seules, le soutien de nos communautés, la douceur de notre Vie Spirituelle.

         « C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau » car nous invoquons notre Mère et notre Reine qui saura nous mener vers Dieu, rien de nouveau et toujours aussi neuf !

         Que ce mois de mai soit, pour chacun d’entre nous, marqué par l’affection et la dévotion envers la Très Sainte Mère de Dieu,

Abbé Benoît Maître †
Chapelain