vendredi 2 décembre 2016

Jésus vient pour combattre deux ennemis !


Jésus vient pour combattre deux ennemis !
Extrait d’un sermon de Saint Bernard pour le jour de Noël.

         «Tu comptes deux ennemis, la mort et le péché ; c’est-à-dire la mort du corps et celle de l’âme. Jésus vient à Noël pour les terrasser tous les deux et pour te délivrer de leurs mains. N’aie donc point peur. Et d’abord, il a commencé par vaincre le péché dans sa propre personne, en
prenant la nature humaine sans en prendre la souillure. Le péché subit une éclatante défaite et se vit en effet complètement terrassé le jour où la nature humaine, qu’il se glorifiait d’avoir asservie et infectée tout entière de sa présence, se trouva, dans le Christ, complètement soustraite à son empire. Dès ce moment-là le Christ s’est mis à la poursuite de tes ennemis, et s’est rendu maître d’eux, et Il ne s’est donné de cesse qu’Il les ait anéantis. Ainsi, Il s’est attaqué au péché dans toute sa conduite, le harcelant par ses paroles et par ses exemples ; Il l’a chargé de chaînes dans sa Passion, comme le fort armé de l’Evangile, et jeté au vent tout ce qui est à Lui. Puis, continuant ses triomphes, Il vainc la mort en Lui-même d’abord, le jour où Il ressuscite le premier de ceux qui dorment dans le sépulcre, le premier né d’entre les morts ; ensuite Il se prépare à la terrasser également en nous tous, le jour où Il rappellera nos corps mortels à la vie, et portera le dernier coup à la mort elle-même. Voilà pourquoi Il se revêtit de gloire en ressuscitant, non plus de langes comme Il en avait pris à sa naissance. Voilà pourquoi Celui qui commença par laisser flotter les pans de sa miséricorde et ne jugea personne, les releva à sa Résurrection, et semble les avoir serrés contre Lui en se ceignant les reins de la ceinture de la justice ; c’est que maintenant Il se prépare au jugement qui doit avoir lieu le jour de notre résurrection. Il a donc commencé à venir sous les traits d’un tout petit enfant pour prodiguer la miséricorde, Il voulait qu’elle devançât le jugement dernier, afin d’en tempérer la sévère justice»