lundi 3 avril 2017

Editorial d' avril



      Alors que le monde s’interroge sur son devenir, alors que les inquiétudes vont grandissant jusque dans le peuple chrétien et la Sainte Eglise, ce mois d’avril apportera à tous un flot de grâces et de bénédictions. Même à ceux qui le rejettent, Notre Seigneur propose ses grâces, propose son Salut. Malheureusement cette année encore, il y aura bon nombre d’hommes qui laisseront passer les fêtes de Pâques sans en
rien retenir et pour qui ce ne sera qu’un événement historique qu’il convient de se remémorer, sans plus. Il y aura même, cette année encore, des hommes qui critiqueront, railleront, voire même, qui persécuteront ceux qui célèbreront le Mystère de la Rédemption.

         En ouvrant le ciel dans la nuit de Pâques, Notre-Seigneur nous permet d’envisager notre propre Salut. Ainsi notre objectif devient clair : le Ciel, si nous savons orienter notre vie par cette formidable boussole qu’est la Foi en acte et en vérité. Les inquiétudes, le futur s’estompent alors, laissant place à une profonde paix dans l’âme, la vie présente devient relative à celle du Ciel, malgré ceux qui refusent de le voir.

         Ne croyons pas qu’il ne s’agisse que d’une vision personnelle subjective. Lorsque Notre Seigneur nous dit qu’Il fait toutes choses nouvelles, cela s’applique évidemment à tout le genre humain, quand bien même bon nombre d’hommes ne veulent pas le voir. Tout s’explique en ce monde et toute personne est pesée face à cette Rédemption que Dieu a accomplie. « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. »(Marc XVI, 16) Le monde qui se refuse de croire en la Rédemption par Notre-Seigneur se condamne donc lui-même.

         Pour nous, en cette Foi que Dieu nous a donnée au baptême, en cette Espérance qui doit nous faire entrevoir le but de notre vie qu’est le Ciel, en cette Charité, par laquelle nous devons aimer Dieu et les hommes, une profonde paix nous est acquise par la Mort et la Résurrection de Notre-Seigneur. Dans la tempête qui fait rage, nous pouvons ainsi continuer à lutter, avec détermination et sérénité, contre ce qui s’oppose à Notre-Seigneur Jésus-Christ non seulement dans nos vies mais aussi dans la société.

         Le Poète Catalan (Mossen Jacint Verdager) appelle Notre Dame la Rose d’Avril (fleurie au printemps, en même temps que la nouvelle naissance qu’est la Résurrection de Notre Seigneur) et il Lui demande de nous guider jusqu’au Ciel. Que Notre-Dame des Sept Douleurs qui est aussi Notre-Dame du Ressuscité, nous conduise en ce mois d’Avril, à la suite de Notre Seigneur afin que nous participions avec Lui à faire toutes choses nouvelles, dans la paix des vrais enfants de Dieu.


Abbé Benoît Maître †
                                                                                                                                                          Chapelain